Une tristesse
![]()
Une tristesse sans amertume, à
l'état pur
Comme un diamant une larme qui coule
Une tristesse qui s'infiltre et qui déroule
Son tapis gris usé, mais qui perdure,
Sous vos pieds fatigués d'y avoir tant marché.
Une tristesse particulière qui s'insinue pour une éternité
© Natacha Peneau
Qui a dit : l’herbe pousse sur la terre ?
Je n’y vois que gravas et poussière…
Qui a dit : tout est régi par l’amour ?
Je n’y vois que la peur et la haine, tour à tour.
Qui a dit : regarde les yeux de nos enfants ?
Ils ont le regard vide de fantômes ambulants.
Qui a dit : regarde donc le ciel …
Je n ‘y vois que le feu de l’enfer éternel !
© 13 Novembre 2001 - Natacha Peneau
Quand tu n’avais plus rien…
Que la beauté du diable et le charme d’un sourire,
L’impertinence des jeunes et des mots pour faire rire.
Cette fougue pour la vie, et tes poches percées,
D’ou s’écoulaient parfois quelques menues monnaies…
Quand tu n’avais plus rien…
Paris à conquérir, par l’audace, le talent
Tes yeux bleus brillaient comme ceux d’un enfant.
Tu me pris par la main pour les marches à gravir
J’ai emboîté le pas, vers Toi , notre avenir …
Quand tu n’avais plus rien …
Nous avions tant d’espoir dans cette vie si belle.
Parcouru à bons pas, un rêve si proche de l’irréel…
Dans un monde parallèle, les enfants gazouillaient,
Mêlant leurs cris joyeux à notre grande odyssée .
Quand tu n’avais plus rien …
Une foule à faire vibrer, par le rire et les pleurs,
Tu possédais une scène, et tu étais acteur…
Ta plume courait avec force et panache ,
L’auteur en toi s’exprimait sans relâche….
Quand tu n’avais plus rien …
Un jour tout apparut …Tu pris de la bedaine,
La rue te reconnut , passant la quarantaine,
Certains dirent : « Maître »puis ils te vouvoyèrent
Nous quittâmes ton ombre pour une autre galère…
Maintenant tu n’as plus rien,
Que ma main dans ta main !…
© Natacha Peneau
Que devient une rivière sans torrent ?
Que devient une mer sans orage ?
Un plat et triste paysage,
Sans mouvement ! Et pourtant ...
Que devient sous vos yeux l’océan ?
Quand les vagues ondulent autour de la baleine,
L’eau qui scintille à des reflets d’argent
Le bateau glisse lentement sur elle.
Et pourtant... cette beauté mortelle
Se jette sur sa proie, détruit sur son passage
Ce qui fut hier encore, notre joyeux rivage,
N’est plus que ruines déchiquetées par elle.
Et pourtant ... elle se calme déjà,
S’éloigne de ce triste naufrage.
Indifférente elle s’en va,
Admirer d’autres paysages !
© Natacha Peneau
Attends quand il pleut au fond de la vallée,
Attends quand la neige ne cesse de tomber
Attends quand le vent fait trembler la forêt
Attends-moi longtemps, un jour je reviendrai.
Puisque ton cœur vibre au souvenir de moi
Et que ton âme frémit dans un rayon de joie ;
Malgré le temps qui passe tu n’as rien oublié
Alors, ferme les yeux, bientôt je reviendrai…
Personne ne m’attend, ils m’ont tous enterré,
Je ne suis qu’un fantôme, que tu as trop aimé.
Attends-moi quand l’herbe recouvre la vallée,
Attends-moi à l’aurore, puis à la nuit tombée…
Attends-moi si fort … que je te reviendrai !
© Natacha Peneau
Je voudrais être un loup, au fond de la forêt,
Hurler des heures entières, hurler à plein gosier
Seule dans la nuit noire, vers l’horizon lointain
Crier ma révolte… contre les êtres humains…
Personne ne m’entend, je vais crier plus fort
Pour crever cette bulle dont jamais tu ne sors
Pour que tu reviennes un beau jour me rejoindre
Hurler comme le loup…et plus jamais me plaindre !
© Natacha Peneau
Paris je t’ai quitté… Paris je t’ai trahi…
Je suis née en ton sein, tu étais ma patrie !
J’ai découvert tes jardins et parcouru tes rues,
Les berges de la Seine abritèrent mes émois
Maintenant loin de toi je suis triste et perdue.
Mes morts, reposent à sainte Geneviève des bois…
Ton chuchotement nocturne ne berce plus mes nuits
Je cherche auprès de toi mes souvenirs enfouis
Où se mêlent souvent l’histoire de ta vie.
Les bottes… La foule qui gronde et Paris envahi…
J’ai vécu ta cruelle défaite, joyeuse libération,
Le peuple en liesse… Suivi par ta reconstruction…
Tu fus lavé de la souillure du temps, et tu fus redoré
Ta beauté resplendit mettant les cœurs en fête
Je sais, qu’au demeurant, nous serons séparés,
Je vis comme un couple qui serait divorcé…
Continue d’éblouir… Paris, tu as une âme !
Dont je garde pour moi ,une petite flamme…
Je suis née en ton sein, tu as été ma vie !
Paris je t’ai quitté… Paris je t’ai trahi…
© Natacha Peneau
JE
T’APPELLE
![]()
Je t’appelle dans la nuit… le silence me répond.
Tu apparais parfois, quand tout en moi vacille.
Tu m’apaises par ton amour éternel et profond
qui par-delà des ans me suit et m’émerveille…
Je sais bien ,que c’est toi qui me prendras la main
Pour me faire traverser la voie de l’outre-tombe
Je suis prête à partir, me voici,dès demain !
Je n’ai pas achevé les tâches qui m’incombent.
J’attendrai, s’il le faut. Vient me voir plus souvent,
Ma solitude est grande et ma tristesse inonde
Ce cœur qui t’a aimé au delà de la mort. Pourtant,
Vous êtes tous partis !…Les ans et la douleur profonde
S’emparent de moi… Ma joie serait de vous rejoindre
Demain, après demain, dès que l’aube va poindre…
© Natacha Peneau
Avec l’âge, la vue baisse, dit Guenon à son ami Martin,
« Ce n’est qu’un moindre mal, d’après l’écho humain !
Il te suffit d’un rien ! Que d’une paire de lunettes…
Que l’on pose habilement sur sa petite tête ! »
Sur ce, paisible et gaie, la guenon s’en alla à la ville ;
D’où elle rapporta provisions et multiples ustensiles
Des lunettes ? Elle s’en procura une bonne douzaine
Elle les tourne, elle les vire, les accroche en fontaine
Tout autour de son cou, les enfile sur sa queue,
Les serre contre son cœur, hélas ne voit pas mieux !
Elle les sent, elle les lèche, les pose sur l’occiput,
Mais n’arrive toujours pas a atteindre son but !…
Ecouter les humains – ne sert jamais à rien !
Une fois de plus ils ont menti… Vauriens !
Furieuse, prenant une pierre elle écrasa son bien
Les bris de verre fusèrent brillants dans son jardin …
Il nous arrive aussi , par manque de connaissance,
De détruire et pester contre l’intelligence
Puis rester la vue basse entourée de débris
Refusant l’ouverture, la beauté et la Vie !…
© Natacha Peneau
Tu
tends tes mains déformées, aux doigts crochus ;
Tu fouilles de tes dents nos cœurs nus et sanglants
Tu te repais du sang qui coule d’ un corps perdu
Tu fais ripaille de bons et mauvais sentiments.
Tes bras sont décharnés, ton regard est cruel,
Sous des dehors mielleux dansant la farandole,
De tes lèvres charnues ta bouche crache le fiel .
Le feu étincelle, sur une vision de folle.
Tu attires tes proies dans la danse macabre
Ta voix, pur soprano d’une douce mélodie
Appelle…dans le brasier, ils s’empalent sur ton sabre
Mirage ! tu apparais pour eux la plus jolie …
Toi, qui sais si bien par un charme subtil
Effacer la laideur haïssable de tes traits
Par quel filtre magique, quel maléfice habile
Tu attrapes si bien les humains dans tes rets ?
SORCIERE….
© Natacha Peneau
Tu croyais ton sang pur ! Mais tu t’étais trompé,
Le jour de ton coup dur, quand tu fus opéré,
Les blouses blanches ont pris des pochettes de sang,
Elles n’ont pas vérifié si ce sang était « blanc »…
As tu vu du sang bleu, du sang jaune, du sang noir ?
Fouilles les moindres recoins de ta mémoire ;
Pour ma part le sang a toujours été Rouge !
Il m’a sauvé la vie. Serait-ce un outrage ,
Si le sang transfusé fut Arabe ou bien Beur ?
Frère, j’ai accepté et ce fut un honneur !
Quant à toi n’oublie pas , réclame : un donneur
Compatible à tes idées racistes… ou meurt !
© Natacha Peneau
Devant les cendres fumantes, honte à toi !
Devant le sang qui gicle et coule, honte sur toi !
Devant la haine qui monte et qui tournoie, honte à toi !
Devant la souffrance, les cris, la folie la douleur…Honte !
Debout, muet, marmottant insensé, honte à toi !
Tu n’as jamais su marcher dans leurs pas, avec joie…
Maintenant humains sourds, seul dans votre trahison ,
Honte à toi, honte graine de toute les pendaisons !
© Natacha Peneau
Je t’aime,
Même si demain tu me quittes pour une reine
Je te dirai : tant mieux pour toi !
Je t’aime :
Ma force est là dans mon cœur qu’inonde la joie…
Si tu me quittes, Non, je ne chercherai pas !
Je t’aime ! Mais je n’irai pas pleurer, te retenir ;
Et que m’importe, la trace de tes pas !
Je t’aime…. Serait-ce là mon avenir ?
Je t’aime, mais n’essaie pas de me quitter …
Car ce soir, cette fois, ce sera à jamais !
© Natacha Peneau
Mets tes espadrilles dans le pas de mes
bottes
Nous allons explorer les chemins et les côtes
Regarde le cerisier en fleurs épanouies,
Frileux, car le jour n’échappe pas à la nuit
L’été s’approche à peine, mets ton pas dans le mien.
Donne-moi la main, nous serons tellement bien !
Le vent qui précède le printemps, garde ses rayons ,
Sur la pierre chauffée, mettrons nos haillons
Nous irons explorer doucement l’aubépine,
Me serrant contre ta poitrine en chuchotant
Je poserai ma tête, sur ton épaule et murmurant :
Des aveux, qui s’envoleront où naissent les comptines
© Natacha Peneau
Témoin,
Des premières bottes qui claquèrent sur le sol
Témoin des rues barrées, et passants ramassés
Témoin d’enfants traqués courant dans les sous sols
Sous les cris de leur mère, « sauvez-les ,sauvez les ! »
Témoin d’indifférence d’une France transie
La face : résistante, fut longtemps en censure *
Témoin de cache secrète, ou d’espoir en sursis
Témoin d’arrestations, de coups et de blessures.
Témoin de ce printemps où la France renaissante
Accueillait les soldats toutes races confondues
Témoin du sang qui coule dans Paris qui enfante
Sa Liberté, à quel prix, tout juste reconnue !
Témoin – des retours, déportés aux yeux vides
Perdus dans le néant d’un abîme sans espoir
Témoin qui aujourd’hui devant ces faces livides
Ne peut se taire encore, en vous disant bonsoir…
Témoin, du nord au sud à travers le pays…
Français viennent défendre leur démocratie !
© Natacha Peneau
Face à la plaine, dénudé et honteux,
J’ose à peine regarder ma tendre voisine
Voit elle, autour de moi, nos branches couleur feu,
Entremêlées à terre, ma sœur et ma cousine ?...
Pourtant toutes ces années j’abritais la colline
J’ai murmuré des chants profonds et mystérieux
Mes branches ont la douceur, d’une rose sans épine,
Mon ombre a protégé maints ébats amoureux
Les bottes sont arrivées, une scie à la main,
« Nos allons faire le bois pour l’hiver prochain ! »
J’ai crié, ma voix s’écrasait sur leurs armes ;
D’un tronc nu , s’écoule lentement une larme !
© Natacha Peneau
S'IL
SUFFISAIT
![]()
S’il suffisait de vous
offrir
Un grain de sable pour le plaisir,
S’il suffisait de vous sourire
Pour pouvoir vous retenir.
S’il suffisait de vous séduire
Sans artifice, vous attendrir,
Je pourrai sans doute vous garder,
Si seulement…je le savais !
Maintenant l’ hiver est arrivé,
Et mon pouvoir est épuisé.
Mon cœur vogue à la dérive
Vous observant sur l’autre rive !
© Natacha Peneau
L’ELBE EN COLERE ![]()
L’Elbe est en colère, l’Elbe se
déchaîne…
Fleuve as-tu droit aux sentiments de haines ?
Ses flots puissants roulent et emportent soudain
Les digues et les ponts qui résistaient en vain.
L’eau s’infiltre insidieuse dans les bâtiments
La vague bat les pierres de tous ces monuments.
L’Elbe est en colère ! Tout ce sang répandu
Depuis des millénaires, se change en vaste crue
Qui devient lapidaire dès qu'elle touche la terre ;
L’homme cherche à percer de ces eaux le mystère…
Bouillonnante d’une colère éphémère mais profonde
Elle regagne lentement son lit, aux yeux du monde.
Goûtez avec délice, la rivière tranquille,
Qui ce jour là coule, sous vos pieds docile,
Que réserve demain si ses flots se déchaînent
Sa colère sera grande, car rien ne la réfrène…
© Natacha Peneau
Un rayon de soleil a transpercé la brume,
Son éclat argenté me réveille doucement,
Le jour se lève, l’oiseau chante et j’assume
Les heures qui s’égrènent , sont déjà du passé…
La grappe de raisin offre l’or dans la treille,
La beauté est partout, même un triste destin
Peut plonger dans ce bain, à nul autre pareil,
S’asseoir à la table du féerique festin …
Ce festin que la nature nous donne : l’amour
Vous qui le saviez déjà , à quoi bon hésiter,
Jetez vos oripeaux, tout au long du parcours,
Plongez dans l’eau pure de l’éternelle beauté…
© Natacha Peneau
Aujourd’hui le ciel est bleu, le vent me berce,
Je promène mon âme insatisfaite
Il manque à mon bonheur cette présence
Qui donne au ciel un petit air de fête.
L’hirondelle est partie !
L’été touche à sa fin, les rosiers sont fleuris
Le raisin doré a mûri sur la treille
J’entends toujours bourdonner les abeilles.
Et dans la grange il y a pourtant des nids,
Mais les hirondelles sont parties !
Vers de lointaines contrées survolant l’océan
Elles me quittèrent jusqu'à l’année prochaine
Et, devant cet hiver si triste qui m’attend
Mon cœur ce soir, Ami, a tant de peine…
L’hirondelle est partie.
Aurai-je le temps d ‘atteindre le printemps
Revoir son corps effilé , son plumage brillant ?
La terre tourne lentement … Vers d’autres pays,
L’hirondelle est partie …
© Natacha Peneau
15/09/02
Je suis
revenue, le silence m'a surpris,
Le hangar était vide, l'hirondelle est partie,
Tous les oiseaux qui bercèrent mon réveil
Ont pris leur envol au pays du Soleil.
Je suis revenue, le camélia est mort .
Branches desséchées, que c'est triste dehors !
Quelques roses fleurissent égayant l'atmosphère,
C'est la dernière fleur luttant contre l'hiver.
Je suis revenue dans cette maison vide
Que ta verve emplissait sous mon regard timide
Que de bruits, que de cris ; c'était auparavant
Amertume et tristesse : qu'emporte le vent….
© Natacha Peneau
01/10/03
LE MIMOSA ![]()
Le mimosa, est-ce l'annonce du printemps ?
Ces grappes jaunes qui égayent ma maison
Une odeur de fraîcheur embaume…et pourtant
Dehors il fait si froid, à perdre la raison !
Un soleil hivernal traverse le brouillard
Le cri d'un corbeau frissonne dans ma mémoire
Je vois à peine le ciel et les nuages épars
La branche de mimosa me protège du noir…
© Natacha Peneau
27/01/04
Dites lui un
mot
Vous, amis qui êtes partis,
Dites lui un mot, là haut
Avec le temps il a vieilli
Son regard nous voit " en beau " !
Dites lui qu'il ne sait plus,
Car nos messages n'arrivent pas
A le joindre au delà des nues,
Regardez bien s'il n'est plus là …
S'étant peut être lassé
Il est parti vers d'autres lieux
Prodiguer son infinie bonté
A ceux qui vivent dans les cieux ?
Nous laissant seul dans le malheur
Vous les amis qui êtes partis
Trouvez les mots touchant son cœur
Pour qu'il regarde vers nos pays…
© 27 juillet 2004- Natacha Peneau
J'ai entendu
le vent chanter
J'ai entendu le vent chanter
Il a séché l'eau de mes yeux,
J'écoutais son chant mélodieux
Oubliant que je voulais pleurer.
J'ai entendu le vent chanter
Des chants d'un autre continent
Que murmuraient auparavant
Ces âmes qui errent oubliées...
J'ai entendu le vent chanter
Dans le tumulte de mon cœur
J'ai espéré un cri flatteur
Mais le vent se mit à hurler...
© 7 juillet 2004 - Natacha Peneau
Les
étoiles
Comme j'aime la nuit observer les étoiles
Brillant telles des diamants sur l'infini du ciel
Un nuage parfois recouvre par un voile
Ce rendez vous galant auquel je suis fidèle
Comme j'aime, la nuit venant, rêver à mes amours
Parcourant le chemin tracé par les étoiles
Leurs parlant de mes maux, appelant au secours
Mais le ciel immobile ressemble à une toile .
© 20 juillet 2004 - Natacha Peneau
Tu m'as
porté...
Mes amies m'avaient surnommé " Mimi Pinson "
Car nous habitions tous sous les toits
J'avais des fleurs sur mes balcons
Nous étions heureux toi et moi.
Les enfants, les amis ont empli la maison
C'était les rires, c'était les cris,
Les batailles entre les garçons
En un mot : bouillonnait la vie.
Un soir tu me montas d'une traite dans tes bras
Six étages, fort et fier à la fois !
Tu étais mon roc et ma foi...
Maintenant c'est moi qui te porte dans mes bras.
© 22 mai 2004 - Natacha Peneau
La gare
L'heure du rendez vous, mon cœur bat la chamade
Survolant la foule, tout à coup je te vois
Je suis là mon petit, à droite, regarde !
Tu tournes la tête, ton sourire m'aperçoit…
Ces rendez vous sur le quai d'une gare,
A la fin des vacances, à l'aube de la rentrée
Avec mes enfants au milieu d'une bagarre
A qui sera plus vite par mes bras enlacés.
Vous voilà enfin dans cette bousculade
Le bruit des trains partant et les adieux des uns,
D'autres retrouvailles, multiples embrassades ;
Je ne vois que vos yeux dans cette foule sans fin.
© 3 août 2004 - Natacha Peneau