Le pèlerin de St Michel        

 

Yves Aillerie



              

Cela fait longtemps qu’il n’a pas entendu ce bruit.

« Les mouettes ! Pas encore à Alençon, et déjà les mouettes. Merde !».

La bise qui tracassait Hyppolite depuis Colmar ralentissait sa marche mais semblait offrir aux oiseaux un espace de jeu sans fin, et les nuages bas qui assombrissaient son humeur s’ornaient des filigranes furtives que dessinait à la plume le bout noir de leurs ailes.

« Les mouettes, les mouettes. Hommes mouettes, oiseaux mouettes, peut-on jamais y échapper ? » Hyppolite parlait tout seul, s’en aperçut. Il sourit à peine à la boutade qu’il avait entendue au bureau à propos de son petit chef, de ses supérieurs, des administratifs, des politiques, des flics, du marketing, de la finance. Il s’arrêta, tête en l’air, et regarda les oiseaux. Certaines, presque à l’arrêt posaient sur le monde un regard à l’arrogance insupportable. Obéissant à une impulsion sournoise et inattendue, elles hurlaient parfois à la face du monde et sur Hyppolite leur mépris strident, leur supériorité sarcastique. D’autres jouaient avec le vent, accéléraient dans les flux des vagues de bise et revenaient se cogner aux murs d’air et aux souffles froids, indifférentes.

Hyppolite remonta le col de sa veste. « Elles foutent rien, elles te regardent, elles te donnent des ordres, et après elles te chient dessus. » La boutade l’accompagnerait tant que les cris des volatiles le poursuivraient. « Bertrand ? Mouette ! Christian ? Mouette ! Calioso ? Mouette ! Saint-Martin ? Mouette. Lasman ? Mouette ! Régine ? Mouette. Oui, Régine, mouette, mouette, mouette ! »

Hyppolite marchait vers l’ouest. Les mouettes le suivraient longtemps, désormais.

La douleur au ventre devint soudain plus aiguë.

Il refit quelques pas, traversa le fossé et, la tête entre les bras, étreignit violemment le chêne posé là en sauveur.

Un long jet de bile le plia un peu plus en deux. L’acide dans sa bouche lui arrachait des larmes. Il reprit sa respiration avec peine et commença à se redresser, pour s’accroupir sous la coulée douloureuse d’une poussée plus violente encore.

Une flaque verdâtre s’étalait maintenant sans grâce au pied du chêne qu’Hyppolite considéra à peine, au travers de ses larmes.

Vide, il se sentit mieux et trouva avec peine le kleenex usé au fond de sa poche. Il absorba maladroitement les larmes et les gouttelettes de salive acre qui se mélangeaient autour de ses lèvres. Il se redressa, s’appuya à l’arbre, ferma les yeux et puisa quelques forces dans son souvenir sépia.

«Tu sais, mon garçon, je n’avais jamais joué de banjo, et quand tu m’as demandé d’essayer, je ne savais pas très bien comment m’y prendre. Les accords, de la main gauche, et le picking, de la main droite. Une note, deux notes, et c’est toi qui as fredonné San Francisco. Après, c’est venu tout seul. Je ne jouais pas bien, évidemment, mais ta voix forçait les paroles sur mes notes approximatives et c’était doux : «Quand San Francisco s’éveille, quand San Francisco s’éveille !». On n’y connaissait rien, mais elle était belle quand même, notre improvisation, tu t’en souviens ? »

Hyppolite respira, forçant l’air frais au fond de ses poumons, de son cœur, de ses veines. Une tache de vomi minuscule souillait le revers sombre de sa veste. «Du vomi sur mon Cerruti, Cerruti, c’est raté, Cerruti, c’est vomi.» Il sourit.

Quand il était parti, la cravate avait tenu deux cents mètres. Deux cent mètres de peur et de honte, deux cent mètres d’angoisse et de course aveugle, et la cravate en soie grège avait été arrachée pour finir jetée au pied du feu rouge, au croisement. Mais le costume, lui, avait tenu.

Froissé, bien sûr, mais il faisait illusion, encore. Encore un peu.

Cela faisait dix-sept jours qu’il avait quitté Colmar vers l’ouest, dix-sept jours qu’il marchait, sans pause. Dix-sept jours que le matin lui chauffait le dos, dix-sept jours que le soleil du soir l’aveuglait. La honte était là, encore, toujours, mais la peur s’était quelque peu éloignée, chassée par la fatigue du corps.

Sans vraiment y faire attention, il avait passé Paris, suivit les quais, s’était éloigné de nouveau.

Et maintenant, les mouettes. Il venait de passer le Menil-Broût, il n’avait pas encore passé Alençon, et déjà, les mouettes.

Hyppolite avait laissé ses cinquante ans, l’usine, le bureau, le bureau de Régine. Sur la route de la mer, son dos s’était courbé et son crâne éclairci se baladait maintenant au rythme incertain de sa marche résignée. Parfois, parfois seulement, au hasard d’une angoisse silencieuse, d’une menace inutile, d’un souvenir cuisant, ses forces se rassemblaient et il avançait alors à une vitesse un peu plus grande, qui le menait étonné au fond d’un bistrot ou d’un restaurant.

Une millième rancune le poussa à Radon. Sur la place, le bar restaurant lui servit un plat du jour qu’il goûta peu.

«Peu de temps après ta naissance, il s’est mis à faire très chaud. Je vous revois, tous les trois,  toi dans une poussette minuscule. Ton père, le salaud, était très fier. Ta maman, malgré la chaleur, avait mis un chapeau avec une petite voilette qui dégageait sa bouche. Comme à chaque fois que nous nous croisions, en voisins, elle me souriait. Un sourire un peu complice, un peu gêné, aussi. Moi, je n’en menais pas large non plus. Il faut dire qu’avant la guerre, avant qu’elle n’épouse ton père, bien des fois c’est à moi qu’elle avait donné le bras pour marcher dans la rue. D’ailleurs, depuis toujours, depuis nos cinq ans, j’avais été son fiancé. A l’école, puis au lycée. A l’église, et dans nos sorties au bal des Laurettes, le vendredi. Tiens, je me rappelle maintenant, même sa mère à elle ne pouvait s’empêcher de nous imaginer ensemble. Et puis il y a eu cette guerre. Lui, il est arrivé dans le village derrière les troupes. On avait besoin de mécaniciens, qu’il disait. Et puis, quelques mois après, elle est devenue madame Letors. C’est à partir de ce moment là que je l’ai détestée. Je l’aimais tant, je l’aimais tant.»

A la porte du bistrot, le tavernier avait épinglé une carte routière. Le bibendum blanc exposait sa gaîté publicitaire sur fond métallique. Hyppolite posa son doigt sur les lignes jaunes et effleura d’un ongle sali le petit point noir. « Alençon. Je suis à Alençon. Encore 3 jours. » Il se redressa et sortit. Le plat qu’il avait à peine goûté était comme une boule d’acide dans son ventre. La nausée était là, aussi, mais Hyppolite avait repris sa marche d’un pas vif. Vers Saint Calais, un renard le suivit, de loin. Il se posait au milieu de la route étroite, regardait immobile l’homme bizarre marcher, puis se rapprochait en courant, pour s’immobiliser encore. Le manège dura quelques kilomètres. Hyppolite ne vit rien.

«Un jour, je t’ai emmené voir mes parents à moi. C’est la qu’on a parlé d’elle, de ta maman pour la première fois. Dans le jardin, il y avait une vieille traction sans roue, alors tu faisais semblant de conduire. Je m’étais assis à côté de toi, sur le siège passager usé, défoncé. Les portières de la voiture, depuis longtemps, avaient été arrachées. Tu me demandais comment passer les vitesses, et puis tu me parlais d’elle. Tu voulais savoir. Alors, on a un peu parlé de lui, aussi, mais surtout d’elle. Tu l’as appelée Maman. Longtemps, longtemps, en te regardant grandir, j’avais imaginé tout ça, ces questions là. A cette façon de te parler d’elle. Mais ce jour là, je n’ai pas réfléchi. Les mots sont venus. Et plus les mots venaient, plus tu semblais détendu, en bougeant le volant dans tous les sens. Tes questions se faisaient plus précises. Tu m’as même demandé comment c’était le ciel, le ciel où elle était, maintenant. Je voyais ton profil de fin d’enfance. Tu avais son menton, son rire, sa gaîté et ta joie de sauter dans la vieille carrosserie était celle qu’elle avait quand on a découvert le tango, ensemble, chez Les Laurettes. Comme tu lui ressemblais, comme je te trouvais beau. C’est dans la soirée que notre discussion m’a fait vraiment mal. Je n’ai pas pu me coucher, ce soir là, et même l’air de la forêt, derrière chez Mamie, me brûlait. Depuis, à chaque fois, j’ai eu ce mal là. Dans la tête, dans le ventre, à chaque fois qu’elle venait poser son image joyeuse sur ton imagination. A chaque fois, la boule d’acide au milieu du corps. »

La pluie avait cessé. Cela faisait maintenant deux jours qu’Hyppolite avait quitté Alençon. Le soir qui approchait à nouveau avait une clarté différente. C’était toujours les champs et les forêts, de chaque côté de la route, mais l’air avait changé. La mer n’était plus très loin. Malgré son autisme grandissant, Hyppolite avait remarqué cette évolution, dans la qualité de l’air, dans l’aspect du ciel. Pour la première fois depuis Colmar, il dormit à l’hôtel. Le lit dans lequel il se laissa tomber ne lui amena guère de repos.

«Et plus tu grandissais, et plus tu lui ressemblais. Et plus ma honte me dictait de me raidir, plus tu semblais te rapprocher de moi. Te souviens tu de cette fois là où tu es rentré du week-end de scouts ? Tu devais avoir quinze ans, ou à peu près. Tu n’as pas voulu finir la journée avant d’avoir répété avec moi toutes les chansons que tu avais apprises la veille. Tu chantais juste, et tu aimais bien nos duos. Ce soir là, avec ta voix d’adolescent qui finissait de muer, tu avais laissé glisser quelques notes involontairement du grave à l’aigu. Je crois que c’est le plus beau fou rire qu’on ait jamais eu. Quel bon garçon tu as été ! J’en oubliais parfois ta mère, sa trahison, son mariage avec ton père, l’enfant qu’elle lui avait fait. J’en oubliais même, parfois, le temps de ton rire, ma propre trahison. ».

La nuit fut sans sommeil. Hyppolite se doucha. La fatigue des jours passés ne partait pas à l’eau et au savon. Il se rasa et s’habilla. Les chaussures avaient souffert de la route et ne pourraient plus faire illusion longtemps. Hyppolite se regarda dans la grande glace. L’homme, là, en face, lui était étranger. En quelques jours, des cernes bleus s’étaient installés sous ses yeux. Des rides s’étaient creusées, aussi. Sur le front, au bord des lèvres. La silhouette tout entière, était celle d’un autre homme et un autre que lui semblait flotter dans son pantalon, voûté, fragile. Hyppolite enfila sa veste. Cerruti. Dans cette veste là, dans ce pantalon là, Régine un jour, lui avait dit d’un ton presque sincère : « Ah ben Monsieur Hyppolite, d’habitude vous êtes plutôt bel homme, mais aujourd’hui, on peut dire que vous êtes élégant !». C’est d’ailleurs le surlendemain qu’ils étaient allés dîner au Bouclard, Régine et lui. Régine mouette !!!

Il plissa les revers du veston d’une main nerveuse. Il sortit de la chambre. Le matin était clair, déjà.

La route montait mollement et se prélassait en courbes lentes. Hyppolite marchait d’un bon pas. Les nausées de la veille s’étaient atténuées, comme si la pluie qui l’avait lavé ces derniers jours avait sorti en bruine les miasmes de ses angoisses de chacun de ses pores, liquéfié sa peur pour mieux l’exsuder. Ce matin là, le soleil se leva sans hâte, derrière des nuages uniformément gris. Il arriva à Huisnes vers midi. Au détour de la route, la mer se découvrit enfin. Un grand frisson le parcourut. Il arrivait. Elle était grise et disputait au ciel sa ligne d’horizon. Depuis la route, il pouvait voir sans les entendre les oiseaux blancs, suspendus au loin, immobiles. Il n’y prêta pas attention.

«D’un soir à l’autre, d’un Vendredi à l’autre, nous ne sommes plus retournés danser. Nos bicyclettes sont restées au garage. Je ne comprenais rien. Je l’aimais. Seulement, je ne la voyais presque plus. Ou bien par hasard. Et le temps passait sur mes questions. Jusqu’au jour où elle m’a dit, je vais me marier. Ce jour là était le 22 Septembre. Et elle s’est mariée. Et le bébé est arrivé. Et les allemands sont arrivés. »

Une voiture parfois le dépassait en klaxonnant. Il ne réagissait pas. La bas, derrière les près où étaient les moutons, la mer descendait et libérait l’étendue de sable. Au loin, lourde de son immobile majesté, la silhouette du mont arrachait ses clochers et ses maisons des étroites langues de brume. Hyppolite s’éloigna de la route et se rapprocha de la dune. Un frisson de brise agitait par instants en houle paisible les herbes dures et clairsemées. Il s’arrêta un instant. Son regard balaya l’étendue immense. Enfin, il fixa un point au milieu du sable. Il savait maintenant que c’est là qu’il irait. C’est là qu’il s’arrêterait.

«Elle avait toujours rêvé de venir ici, au mont, pour se promener dans les rues en pentes. Je lui avais promis, d’ailleurs. Elle n’est jamais venue. Quand tu es né, elle a voulu que je sois ton parrain. J’aurais voulu hurler. Je ne voulais pas être ton parrain. C’était à moi d’être ton père, pas l’autre. Ton père, pas ton parrain. Je ne lui ai rien dit. Alors, j’ai été ton parrain. Et je l’ai détestée. Je les ai détestés. Je l’aimais tant. ».

Les moutons s’éloignèrent en bêlant. L’herbe dans le pré était encore mouillée. Il ne distinguait déjà plus la route. Puis, le pré fit place au sable. Au loin, quelques silhouettes, comme lui, évoluaient avec lenteur sur le sol ridé. Hyppolite revint vers le pré, puis vers la route. Il ramassa des graviers, des cailloux, en bourra ses poches, et revint vers le sable. Des bourrelets bizarres gonflaient sa poitrine, ses hanches.

«Et avant de monter à l’arrière du camion, elle m’a donné le bébé, en cachette. ‘Je t’aime, Hyppolite. Je t’ai toujours aimé. Prends soin du bébé. Je reviendrai’. Il y avait dans son visage une terreur incrédule, elle a tourné son visage vers lui, vers ton père, assis à côté d’elle. Elle a crié, sa bouche enfouie dans le tissu de son épaule. Quand le camion est parti, elle s’est retournée, et elle nous a regardés, toi et moi, jusqu’au tournant. Sa mère, ta grand-mère, a reçu le certificat de décès après la guerre. A l’état civil, tu as pris mon nom.»

Hyppolite progressait à pas lent sur le sable. La mer était loin, maintenant, juste une ligne claire sur un horizon inaccessible. Il regarda l’heure. Haussa les épaules. La mer remontait. Le Mont était encore loin. La silhouette de l’abbaye paraissait irréelle. Comme hors de portée de toute conscience humaine.

« Toi aussi, j’aurais voulu te haïr. J’aurais voulu t’élever quand même, mais à la dure, par l’épreuve, par la rancune. J’aurais aimé faire de toi l’homme violent que je n’ai pas su être pour exprimer à ta mère ma rancune, l’homme violent que je n’ai pas su être pour me battre et garder ta mère. Et puis, tu n’as pas été cet enfant là. Et puis je t’ai regardé grandir, et j’ai aimé ton jeune courage, tes ambitions. J’ose le dire, j’ai été vaincu par ton amour pour moi. Et j’aime tant l’homme que tu es devenu. »

Hyppolite tira son pied un peu plus fortement. Il recula un peu et fit un détour. A cet endroit là, le sable paraissait à peine plus lisse et son pied s’était enfoncé dangereusement. Il avait lu des récits sur les sables mouvants autour du mont. Là-bas, le rocher semblait s’être rapproché.

«Et puis tu as eu 30 ans, et tu m’as présenté Isabelle. Dieu que ta fiancée est belle !  Elle a le même regard clair que toi ! Mais je n’ai pas su réagir à l’annonce de ton mariage ! Quand elle m’a regardé, qu’elle a plongé ses yeux bleus d’innocence dans mes yeux de honte, j’ai cru qu’elle savait. Et quand elle m’a souri, quand elle m’a dit ces mots gentils, quand tu m’as pris par l’épaule en me demandant de l’embrasser, j’aurais voulu crier mes aveux et ma trahison et puis partir. Et je n’ai rien dit. Et je l’ai embrassée, je t’ai embrassé. »

Hyppolite marchait toujours. Il était maintenant au milieu de la baie. Les silhouettes, au loin avaient disparu. La mer s’était rapprochée et il marchait dans l’eau. Par endroit, encore, quelques espaces se défendaient de la marée. Il regardait l’eau à ses pieds avec indifférence. La marche était à peine plus pénible.

« Je vous ai embrassés, tous les deux et je suis parti. Que voulais-tu que je fasse ? Je n’aurais pas supporté plus longtemps qu’elle me regarde avec sa confiance, et sa pureté. Je n’aurais pas supporté plus longtemps de ne pas te dire.»

Et puis, l’eau est montée vite. Hyppolite s’est arrêté. Lourds autant que son secret, les cailloux dans ses poches collent ses chaussures au sable. A grandes vagues, la mer lave ses pieds sales de la marche trop longue, elle lave ses jambes de la crasse accumulée, comme la pluie, goutte après goutte, a lavé sa tête. Au loin, quelques silhouettes s’agitent et l’ont repéré. Trop tard, sûrement. L’eau monte toujours et frappe déjà contre sa poitrine.

« C’était au mois d’Août. Tu avais un mois. C’est une voisine qui m’a donné la nouvelle de ta naissance. Ta naissance, à toi qui aurais dû être mon enfant. J’ai laissé passer deux jours, environ. A chaque instant, j’imaginais le bébé dans ses bras, j’imaginais son mari avec ses caresses abjectes. J’ai eu mal à la gorge, mal au ventre. Et puis, il y a eu les affiches des allemands, les appels à la délation. Ils en collaient partout, sur les poteaux télégraphiques, les murs de l’école, partout.

Et je suis allé à la Kommandantur. 

J’ai inventé, j’ai dénoncé.

Le camion est venu les chercher le lendemain. Il n’était pas 7 heures, un matin.»

En petites vagues, l’eau dégageait son nez, puis le recouvrait à nouveau, montait toujours. Les pierres dans ses poches collaient les semelles au sable. La bouche, déjà, était noyée.

Quelques mouettes, dans le ciel, guettaient le retour du poisson. Mouettes, mouettes !

« Je n’ai plus mal au ventre, » songea Hyppolite.

Il ouvrit la bouche et aspira.

L’eau emmena son secret.

© 15 mars 2005 - Yves Aillerie - Tous droits réservés.