Prix du Jeune Écrivain Francophone 2007

 



Règlement du concours
Prix du Jeune Écrivain Francophone 2007
avec l'Organisation Internationale de la Francophonie, la Fondation BNP Paribas et Radio France Internationale

Sous le haut patronage de Monsieur Abdou Diouf, Secrétaire Général de l'Organisation Internationale de la Francophonie,
du Ministère des Affaires Étrangères et de la Francophonie
et du Ministère de la Culture et de la Communication

Récompenser de jeunes écrivains de 15 à 27 ans, auteurs d'œuvres inédites en prose de 5 à 25 pages (nouvelle, conte, récit…)

JURY :
Gisèle PINEAU (Présidente)
Alain ABSIRE
Georges-Olivier CHATEAUREYNAUD
Pascale KRAMER
Alain MABANCKOU
Dominique MAINARD
Marie NDIAYE
Philippe SEGUR


Adressez vos textes jusqu'au 9 janvier 2007
au Prix du Jeune Écrivain Francophone
6, avenue Roger Tissandié
BP 40055 - 31602 Muret Cedex
FRANCE

Pour tout renseignement
et obtention du règlement
Tel/fax : 05 62 23 20 99
Courriel : pje@pjef.net  - Site : pjef.net

Ce Prix annuel est destiné à récompenser une œuvre d'imagination inédite, en prose (nouvelle, conte, récit). Il s'adresse à de jeunes écrivains de nationalité non française, nés entre le 9 janvier 1980 et le 9 janvier 1992 (soit entre 15 et 26 ans révolus). Les textes proposés n'auront été présentés ni à un jury littéraire, ni à aucun média.
Les anciens lauréats, à l'exception des premiers prix, peuvent être à nouveau candidats, s'ils respectent les conditions d'âge.
Chaque candidat ne peut envoyer qu'un seul texte.

Comment présenter le texte ?
- Il doit être envoyé en double exemplaire.
- Il comportera 5 pages au minimum, 25 au maximum.
- Il sera composé en Times New Roman, n°12, interligne double (soit 1 500 caractères environ à la page, espaces non compris).
- Un titre est indispensable.
- Les pages seront numérotées et agrafées (ni trombone, ni reliure).
- Pour respecter l'anonymat, le texte ne doit porter ni nom, ni signature.

Les Prix :
Les textes lauréats, s'ils sont de qualité, seront édités.
Les Prix consisteront également en lots de livres, stages…

Quel contenu pour le dossier d'inscription ?
Le texte sera accompagné :
- d'une photocopie d'une pièce d'identité traduite en français (la mention de la date de naissance est obligatoire),
- de quelques renseignements inscrits sur papier libre : statut (lycéen, étudiant, salarié, etc), numéro de téléphone, de télécopie, adresse postale et le cas échéant, adresse électronique.

Où et comment envoyer texte et dossier ?
Texte et dossier sont à envoyer, de préférence par courrier postal, jusqu'au 9 janvier 2007 (le tampon de la Poste faisant foi), à l'adresse ci-dessus.


La transmission électronique du texte et du dossier n'est autorisée que pour les pays d'Afrique, d'Amérique du Sud, d'Asie et d'Océanie. Dans ce cas la pièce d'identité doit être scannée. Les dossiers envoyés par télécopie ne seront pas enregistrés.

Un accusé de réception sera envoyé au candidat. Les tapuscrits ne seront pas retournés. Les dossiers incomplets, les textes non conformes au règlement seront refusés.
Les décisions du Jury sont sans appel.

Avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Midi-Pyrénées, le Conseil Régional de Midi-Pyrénées, le Conseil Général de la Haute-Garonne, le Centre National du Livre, la Ville de Muret, l'Association Française des Agences de Tourisme, Pro Helvetia - Fondation Suisse pour la culture, les laboratoires Pierre Fabre, la Ligue Française de l'Enseignement, l'Imprimerie Cazaux, Taxiway, La Dépêche du Midi, France 3 Sud, TV5 Monde

LA NOUVELLE
OU
LE VISAGE AFFUTE DE L'HOMME EN FORME


La nouvelle est un texte bref
La brièveté est affaire de nerfs, et de muscles exacts. Rien à voir avec ces exercices de musculation auxquels condamnent les 500 pages d'un 'best-seller " pour l'été, où la rédaction est à l'écriture ce que le culturisme est à la culture.
La nouvelle est un genre plus sportif : elle a le visage affûté de l'homme en forme, comme on dit dans "l'Équipe".
Écrire d'abord. Puis supprimer. Condenser. Réécrire. Gommer. Corriger l'excès. S'arrêter quand il n'y a plus rien à ôter.
Par crainte d'être bavard, gratter la phrase jusqu'à l'os.
Dire le moins pour suggérer le plus.
La nouvelle comme littérature diététique.


Pour certains, la nouvelle s'apparente à la gymnastique au sol : tous les mouvements, enclos dans un temps limité, trouvent leur sens et leur aboutissement dans la perfection de la sortie. La beauté de la chute y mesure la valeur de l'ensemble du travail.
Parfois la chute est pirouette.
Parfois elle a plus de gravité : quelque chose s'y brise.

Je préfère pour ma part une autre métaphore : modestie des moyens, économie des gestes, vigueur du trait, justesse du tracé - la vivacité de la nouvelle est celle du croquis.
Une touche de couleur, une indication de ligne, la trajectoire d'un mouvement qui se dessine, l'énoncé d'une attitude prise d'un trait, le caractère enlevé d'une esquisse, et tout est dit. Le geste effaré est retenu, l'émotion est saisie : il y a saisissement dans l'art de la nouvelle.
Lorsque c'est réussi, le texte a la clarté d'une gravure sur cuivre : la franchise, la précision et l'audace d'un premier jet, sans qu'y apparaisse le moindre repentir.
Le trait mord.
Alors la pointe sèche évite la sècheresse. Un rêve passe, l'émotion s'y fait entendre, en sourdine. Point d'autre secret que la morsure du trait.

L'idéal : que le texte de la nouvelle se mette à travailler le lecteur, insidieusement. C'est-à-dire que le texte travaille, et reste en bouche longtemps après la lecture. Que, malgré le mot " fin ", on ne l'oublie pas, à la fin.
Que la nouvelle fasse son petit travail de nouvelle, en somme.


Jean-Noël BLANC