Prix du Jeune Écrivain 2007

 



Règlement du concours
Prix du Jeune Écrivain 2007
avec la Fondation BNP Paribas

Sous le haut patronage du Ministère de la Culture et de la Communication

Récompenser de jeunes écrivains de 15 à 25 ans, auteurs d'œuvres inédites en prose de 5 à 25 pages (nouvelle, conte, récit…)

Jury :
Christiane BAROCHE (Présidente)
Philippe-Jean CATINCHI
Ananda DEVI
Marie DIDIER
David FOENKINOS
Paul FOURNEL
Anne-Marie GARAT
Gérard MORDILLAT

Adressez vos textes jusqu'au 23 janvier 2007
au Prix du Jeune Écrivain
6, avenue Roger Tissandié
BP 40055 - 31602 Muret Cedex


Pour tout renseignement
et obtention du règlement
Tel/fax : 05 61 56 13 15
Courriel : pje@pjef.net  - Site : pjef.net


Ce Prix annuel est destiné à récompenser une œuvre d'imagination inédite, en prose (nouvelle, conte, récit). Il s'adresse à de jeunes écrivains de nationalité française, nés entre le 23 janvier 1982 et le 23 janvier 1992 (soit entre 15 et 24 ans révolus). Le texte proposé n'aura été présenté ni à un jury littéraire, ni à aucun média.
Les anciens lauréats, à l'exception des premiers prix, peuvent être à nouveau candidats, s'ils respectent les conditions d'âge.

Chaque candidat ne peut envoyer qu'un seul texte.

Comment présenter le texte ?
- Il doit être envoyé en double exemplaire.
- Il comportera 5 pages au minimum, 25 au maximum.
- Il sera composé en Times New Roman, n°12, interligne double (soit 1 500 caractères environ à la page, espaces non compris).
- Un titre est indispensable.
- Les pages seront numérotées et agrafées (ni trombone, ni reliure).
- Pour respecter l'anonymat, le texte ne doit porter ni nom, ni signature.

Les Prix :
Les textes lauréats, s'ils sont de qualité, seront édités.
Les Prix consisteront également en lots de livres, stages…


Quel contenu pour le dossier d'inscription ?
Le texte sera accompagné :
- d'un chèque de 15 € à l'ordre du Prix du Jeune Écrivain
- de 3 enveloppes libellées à l'adresse du candidat
. l'une format 225 x 320 environ, timbrée à 2,76 €
. les deux autres format 110 x 220, timbrées à 0,53 €
- d'une photocopie d'une pièce d'identité (la mention de la date de naissance est obligatoire)
- de quelques renseignements inscrits sur papier libre : statut (lycéen, étudiant, salarié, etc), numéro de téléphone fixe et portable, adresse postale et le cas échéant, adresse électronique.

Où et comment envoyer texte et dossier ?
Texte et dossier seront envoyés jusqu'au 23 janvier 2007 (le tampon de la Poste faisant foi) à l'adresse ci-dessus.
L'envoi postal est seul autorisé.

Un accusé de réception sera envoyé au candidat. Un exemplaire du recueil des textes primés lui sera adressé ultérieurement. Les tapuscrits ne seront pas retournés. Les dossiers incomplets, les textes non conformes au règlement seront refusés.
Les décisions du Jury sont sans appel.

Avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Midi-Pyrénées, le Conseil Régional de Midi-Pyrénées, le Conseil Général de la Haute-Garonne, le Centre National du Livre, la Ville de Muret, l'Association Française des Agences de Tourisme, les laboratoires Pierre Fabre, la Ligue Française de l'Enseignement, l'Imprimerie Cazaux, Taxiway, La Dépêche du Midi, France 3 Sud.



LA NOUVELLE
OU
LE VISAGE AFFUTE DE L'HOMME EN FORME


La nouvelle est un texte bref
La brièveté est affaire de nerfs, et de muscles exacts. Rien à voir avec ces exercices de musculation auxquels condamnent les 500 pages d'un 'best-seller " pour l'été, où la rédaction est à l'écriture ce que le culturisme est à la culture.
La nouvelle est un genre plus sportif : elle a le visage affûté de l'homme en forme, comme on dit dans "l'Équipe".
Écrire d'abord. Puis supprimer. Condenser. Réécrire. Gommer. Corriger l'excès. S'arrêter quand il n'y a plus rien à ôter.
Par crainte d'être bavard, gratter la phrase jusqu'à l'os.
Dire le moins pour suggérer le plus.
La nouvelle comme littérature diététique.


Pour certains, la nouvelle s'apparente à la gymnastique au sol : tous les mouvements, enclos dans un temps limité, trouvent leur sens et leur aboutissement dans la perfection de la sortie. La beauté de la chute y mesure la valeur de l'ensemble du travail.
Parfois la chute est pirouette.
Parfois elle a plus de gravité : quelque chose s'y brise.

Je préfère pour ma part une autre métaphore : modestie des moyens, économie des gestes, vigueur du trait, justesse du tracé - la vivacité de la nouvelle est celle du croquis.
Une touche de couleur, une indication de ligne, la trajectoire d'un mouvement qui se dessine, l'énoncé d'une attitude prise d'un trait, le caractère enlevé d'une esquisse, et tout est dit. Le geste effaré est retenu, l'émotion est saisie : il y a saisissement dans l'art de la nouvelle.
Lorsque c'est réussi, le texte a la clarté d'une gravure sur cuivre : la franchise, la précision et l'audace d'un premier jet, sans qu'y apparaisse le moindre repentir.
Le trait mord.
Alors la pointe sèche évite la sècheresse. Un rêve passe, l'émotion s'y fait entendre, en sourdine. Point d'autre secret que la morsure du trait.

L'idéal : que le texte de la nouvelle se mette à travailler le lecteur, insidieusement. C'est-à-dire que le texte travaille, et reste en bouche longtemps après la lecture. Que, malgré le mot " fin ", on ne l'oublie pas, à la fin.
Que la nouvelle fasse son petit travail de nouvelle, en somme.


Jean-Noël BLANC